vendredi 14 janvier 2011

L’UNIVERSITE DE KOLWEZI EST NEE


«Pas de grande ville sans Université.  La journée de ce 13 janvier 2011 qui voit consacré officiellement l’autonomie de l’UNIKOL est une date qui restera marquée en lettres d’or dans les annales de l’Université ».

Le Recteur prononçant son discours
C’est en ces termes que le  Recteur de la nouvelle Université de Kolwezi (UNIKOL), le Professeur Ipanga Tshibwila,  a commencé son discours  pour annoncer la naissance de cette Institution nouvellement détachée de l’Université de Lubumbashi (UNILU). La cérémonie de la remise officielle de l’autonomie de l’Université de Kolwezi et de l’investiture de son Recteur,  s’est déroulée donc ce 13 janvier  dans la grande salle des fêtes du Collège Bienheureux Jean XXIII en présence du Conseiller Juridique et représentant du Recteur de l’Université de Lubumbashi,  du Maire-Adjoint de la ville de Kolwezi, des Chefs coutumiers,  de plusieurs invités et étudiants. Quelques instants auparavant, une remise et reprise au bureau du Recteur (qui s’est succédé à lui-même), venait de s’effectuer par devers le Conseiller Juridique de l’Unilu.

Le Recteur et son Comité de Gestion. A sa droite:
Le Conseiller Juridique Unilu
Au lutrin de la cérémonie, plusieurs orateurs devaient se succéder : d’abord c’est le Conseiller Juridique du Recteur de l’Unilu qui a pris, le premier,  la parole pour lire le Procès verbal de la Déclaration d’autonomie  de l’Université de Kolwezi. La période de monopole de trois Universités au Congo est révolue, a-t-il déclaré. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, l’Unilu ayant totalisé 55 ans depuis sa création par décret royal, a commencé à accorder  l’autonomie aux Extensions universitaires  qui lui étaient attachées. Il en a énuméré 9 dont celle de Kolwezi. Il a ensuite remis les attributs du pouvoir au nouveau Recteur, à savoir, une grosse clé symbolique et la toge. Il a aussi présenté le nouveau Comité de Gestion composé d’un Secrétaire Général Académique (Le Professeur Kasongo),  d’un Secrétaire Général Administratif (le Dr Kisenga) et d’un Administrateur de Budget (Chef de Travaux Madame Kunda).
Le Recteur de l’UNIKOL  a ensuite pris la parole : il a commencé par remercier les différents acteurs de la création de l’UNIKOL. Ensuite il a circonscrit le sens de l’autonomisation  d’une Université : « L’autonomie signifie,  ne pas dépendre d’une autre Université. En clair l’Université de Kolwezi ne dépend  plus de l’Université de Lubumbashi. Elle traite directement avec la tutelle  qui est le Ministère de l’ESU à Kinshasa, a-t-il déclaré ». Le Recteur n’a pas oublié de mentionner les difficultés auxquelles est, d’ores et  déjà,  confrontée la jeune Université :  l’insuffisance des auditoires, le manque de laboratoire et des bibliothèques, le manque des frais de fonctionnement, l’absence du personnel enseignant attitré, la non-mécanisation  du personnel, le manque du charroi automobile, etc. A la fin de son discours, il a invité les innombrables entreprises minières de Kolwezi (Les Minings), les partenaires locaux, les opérateurs miniers et économiques, les différentes mutuelles socioculturelles et toutes les personnes de bonne volonté,   à bien vouloir assister l’UNIKOL dans les constructions qui sont déjà entreprises à Musompo, à l’entrée de la ville de Kolwezi (en venant de Lubumbashi), pour doter l’UNIKOL de véritables bâtiments.
Le Maire-Adjoint, Monsieur Deodat Kapenda wa Kapenda, empruntant l’expression au lotissement cadastral et dans un sens métaphorique,   s’est appesanti sur la mise en valeur réelle de cette institution que nous venons d’arracher : Professeurs, Chefs des Travaux, Assistants et étudiants doivent conjuguer leurs efforts dans leurs propres domaines pour rendre performante cette Université : « Les enfants doivent être meilleurs que leurs parents » : ce doit être le cas de l’Unikol née de l’Unilu, a dit en substance l’éloquent Maire.
Le Recteur, clé en main, salue le Maire-Adjoint

L’événement étant de taille, la cérémonie s’est clôturée par un verre partagé.




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Maquette de l'Université de Kolwezi

Il est à noter que l’Unikol est aujourd’hui abritée dans des locaux d’une petite ancienne école secondaire appelée Bebyati.  Ces locaux auxquels ont été ajoutés quelques autres, ont été réaménagés pour servir des auditoires. Mais il s’agit-là d’un rafistolage loin de répondre au standard des salles d’une vraie Université.  C’est pourquoi  l’UNIKOL veut se transporter  à MUSOMPO  où le Gouverneur de Province, Monsieur Moise Katumbi Chapwe lui a octroyé gracieusement un terrain de 100 Ha non encore totalement  valorisés.



L'UNIKOL en construction sur les sites de Musompo


 Sur ce terrain se construira progressivement toute l’Université de Kolwezi, à savoir l’Administration Centrale, les auditoires, les laboratoires ; les homes des étudiants, les résidences des autorités académiques et du personnel, les terrains de sports, etc. Dès à présent, le Gouvernement Provincial du Katanga finance les travaux dont le coût, pour cette première phase des constructions,  s’élève à 750 000 dollars.

HISTOIRE DE L’UNIKOL
L’histoire de l’Université de Kolwezi commence en 1997, lorsque le Recteur de l’Unilu, le Professeur KAKOMA SAKATOLO ZAMBEZE, sur demande des notabilités de Kolwezi et de la Société Civile de Kolwezi, a accepté d’ouvrir l’Extension de l’Université de Lubumbashi à Kolwezi.
Cependant, il existe bien une préhistoire à cela. Dès la période coloniale vers les années 1958 et 1959 l’idée d’implanter une Université à Kolwezi avait déjà germé. C’est en 1960 qu’elle devient effective lorsqu’on créa l’Extension de l’Université de Lovanium à Kolwezi. Elle était dirigée par le RP Franciscain HANSEN. Cette Extension a fonctionné dans les installations du Collège Baudouin 1er (Actuel Institut du Lualaba). Elle n’aura duré que le temps d’un rêve : une unique année. Les événements survenus au lendemain de l’indépendance du Congo obligèrent les responsables à fermer ses portes.
En 1984, le Recteur  VUNDWAWE  TE PEMAKO  relança le projet d’une implantation universitaire à Kolwezi : on créa ce qui fut dénommé « Université mobile ».  Cette initiative sera reprise par les Recteurs BINGOTO MANDOKO NAMPEYA, LOMBEYA BOSONGO et ALONI KOMANDA. L’Université fonctionna jusqu’en 1989, toujours dans les locaux du Collège (Institut du Lualaba). Mais cette œuvre se révéla finalement comme un échec : il manquait, en effet une structure locale de coordination devant accueillir et encadrer les professeurs, tous venant de Lubumbashi. Parmi les animateurs de cette structure à Lubumbashi, on retrouve le Professeur NSAMAN OLUTU, actuel responsable principal du CEPROMAD.
En 1994, l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Kolwezi, créé d’abord sur initiative privée, fut intégré à l’UNILU sous le Recteur KILANGA MUSINDE.
C’est seulement donc en 1997 que la création de l’Extension de l’Unilu à Kolwezi va constituer un départ déterminant pour cette institution universitaire. L’UNILU va s’appuyer sur un partenariat avec différents acteurs sociaux de Kolwezi dont principalement l’Eglise Catholique,  la Gécamines  et les autorités Politico-Administratives. Mais il y avait aussi la participation des Eglises Protestantes, Orthodoxe et Kimbanguiste. Ce qui permit à l’Extension de l’Unilu à Kolwezi de retourner dans les installations du Collège et d’occuper plusieurs bâtiments de la Gécamines.
En 2004, l’Extension a acquis, sous le Recteur de l’UNILU, KAUMBA LUFUNDA PRINCE, le statut de CENTRE UNIVERSITAIRE DE KOLWEZI (CUK), phase déterminante pour une Université autonome. Cela a été rendu exécutoire par l’Arrêté Ministériel n° MINESU/CABMIN/ESU/090/2004 du 1er /10/2004, portant création du Centre Universitaire de Kolwezi comme institution publique.
BEBYATI, une ancienne école secondaire devenue
Centre Universitaire de Kolwezi




Le Premier Directeur de l’Extension (DIREX) de l’UNILU à Kolwezi fut le Professeur Ordinaire NDUA SOLOL.  Sur fonds propres de l’Institution, le Comité de Gestion dirigé par NDUA SOLOL  a pu acheter des bâtiments d’une ancienne école secondaire « BEBYATI » pour en faire le site provisoire de l’Université de Kolwezi.  C’est sous sa direction aussi que furent acquis l’actuel bâtiment abritant la bibliothèque et autres salles sur l’Avenue Maduda (6e Avenue), le Guest House sur l’Avenue Lusangas et la Résidence d’habitation du Directeur d’Extension. Ce qui a contribué à assurer, à ce jour, la visibilité du Centre Universitaire de Kolwezi.
En mars 2009, est arrivé le Professeur Charles IPANGA TSHIBWILA. C’est lui qui va conduire le Centre Universitaire de Kolwezi à son autonomie pour devenir l’Université de Kolwezi, le 27 septembre 2010 par l’Arrêté Ministériel  n° 157/ MINESU/CABMIN/MML/EBK/PK/2010 du  Ministre MASHAKO MAMBA LEONARD. Le nouveau DIREX, soucieux de l’épanouissement de l’Institution va se lancer dans les travaux pharaoniques de construction de l’Université de Kolwezi. Fort de l’appui financier du Gouvernement Provincial du Katanga qui a octroyé à l’UNIKOL la coquette somme de 750 000 dollars américains, le Direx IPANGA, qui deviendra le 27 septembre 2010 le premier Recteur de cette Université, va confier la totalité de cette somme à l’Entreprise minière locale « KAMOTO COOPER COMPANY » (KCC)  pour entamer les constructions.  
TYPE D’ENSEIGNEMENTS  ET PERSONNEL
L’UNIKOL organise plusieurs filières d’études. Il s’agit notamment  des Facultés de Droit, des Sciences Economiques et de Gestion, de Médecine, de Géologie, d’Agronomie, des Lettres (Sciences de l’Information et de la Communication), de la Psychologie et Sciences de l’Education, des Sciences Sociales, Politiques et Administratives, de Polytechnique et de l’Ecole de Santé Publique.  Il est à noter que la faculté de Médecine  a été fermée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire depuis l’année 2009 pour cause de manque de Laboratoires.
Le Centre Universitaire de Kolwezi avait, en son temps,  organisé une Extension  à Kasaji dans le District du Lualaba. Sur décision du Ministre de l’ESU (Enseignement Supérieur et Universitaire), cette formation universitaire ne devra plus fonctionner à partir de l’an 2010 pour raison de sa non-viabilité.

Les enseignants à temps plein sont au nombre de 78 dont 1 Professeur Ordinaire, 1 Professeur, 2 Chefs de Travaux et 74 Assistants. A ceux-là, il faut ajouter plus de 80 agents classés dans la catégorie de personnel Enseignant à temps partiel provenant de la Magistrature, de la Gécamines et autres entreprises minières de Kolwezi  et plusieurs Enseignants Visiteurs composés des Professeurs Ordinaires et Associés  et aussi  des Chefs des Travaux . Il y a plus ou moins 57 agents administratifs.

Les effectifs d’étudiants sont passés de 1 200 en l’année académique 1997-1998 à  2 400 pour l’année 2010-2011.

Prospective: L'Université de Kolwezi devra rayonner

Les publications scientifiques se font dans les Annales,  portées sur les fonds baptismaux le 15 août 2009 par l’autorité urbaine de Kolwezi en présence des Autorités Académiques de l’UNILU : à ce jour, 4 numéros sont déjà sortis.

Le Recteur Ipanga  visite les constructions

Après 13 ans d’existence, l’Institution Universitaire de Kolwezi est appelée à rayonner au Congo, en Afrique et dans le monde entier : c’est du moins l’ambition qu’elle se donne en ce jour de la proclamation officielle de son autonomie en tant qu’Université de Kolwezi, UNIKOL. Longue vie. Abbé Alain Kalenda Ket









jeudi 23 décembre 2010

ECHOS DES ECOLES CATHOLIQUES DE KOLWEZI


Heureuse année 2010. Pendant cette année qui décline, quelques écoles catholiques de Kolwezi ont bénéficié de la grâce de Notre Seigneur Dieu.
Ce mercredi 22/12/2010, le Maire de la ville de Kolwezi, Madame Cime Jinga a procédé au lancement de la construction de nouveaux bâtiments modernes pour l’Ecole Primaire Mwangeji au village Mwangeji.

Mme Cime Jinga, Maire de Kolwezi pose la 1e pierre
Abritée pendant des générations dans des bicoques, l’EP Mwangeji a toujours couru, en vain, derrière quelques hypothétiques bienfaiteurs.
Un jour du mois d'octobre, le Directeur d’Ecole et ses pauvres élèves ont appris que le Gouverneur Moïse passait sur la grande route, non loin de leurs bâtisses. Comme  l’aveugle de l’Evangile, le Directeur et ses élèves ont couru crier au Gouverneur : « Prends pitié de nous ».
Alors que la sécurité embarrassée par ces « emmerdeurs » voulait les écarter du chemin, le Gouverneur Moïse a vu les pancartes : « nous manquons des bâtiments ». Ayant reçu plus tard l’information sur le cas réel de cette école (photos des bicoques à l’appui), le Gouverneur a finalement résolu de construire de nouveaux bâtiments au village Mwangeji en faveur de cette école catholique.
Dans son discours de circonstance, le Maire de la ville est revenu sur cet épisode qui avait failli mal tourner pour le Directeur : « j’avais pour cela, interpellé le Coordinateur des Ecoles Catholiques ».  Et le Commandant de police de renchérir qu’il avait effectivement l’intention d’arrêter le Directeur qui avait exposé les élèves à la route. Aujourd’hui, c’est plutôt un jour de joie, car grâce à ce geste très osé, l’Ecole peut bénéficier de nouveaux bâtiments. L’ouvrage, qui comprend 6 locaux (classes), sera réalisé par l’Entreprise KARA-CONSTRUCTION.
Les élèves de EP Mwangeji dans une classe
Kara-Construction et le Coordinateur des Ecoles Catholiques

Les élèves, les enseignants et la population de Mwangeji,  venus assister à cette cérémonie,  ont vécu cette journée comme un rêve ou mieux, une renaissance de leur quartier. Mais, déjà leur village est ceinturé par des villas qui augurent une ère nouvelle : La nouvelle ville de Kolwezi naîtra certainement sur les cendres du village Mwangeji.

La population de Mwangeji assiste à la cérémonie


L’EP Mwanga wa Taifa située à la cité Manika est méconnaissable aujourd’hui. Jadis constituée de  3 imposants bâtiments aux murs lézardés et sans toiture, l’EP Mwanga wa Taifa se mourait.
Le Coordinateur des ECCATH, n’a pas voulu attendre tomber la manne du Ciel,  « Nous devons essayer de nous prendre en charge » : Les travaux de toiture ont ainsi commencé avec nos maigres moyens. La tâche paraissait impossible et le doute croissait  en nos cœurs,  lorsque quelques visiteurs européens accompagnés par les Pères Salvatoriens passèrent par notre piètre chantier. Ayant pris des renseignements sur cet ouvrage de l’Ecole catholique, ils décidèrent de financer la réhabilitation totale de cette école réduite aux vestiges des anciennes gloires : Renforcement des fondations, reconstruction de certains murs et colmatage, tableau, toiture, tôlerie, peinture … tant de travaux parmi d’autres qui ont transformé de fond en comble l’EP Mwanga wa Taifa.

EP Mwanga wa Taifa avant et après


Aujourd’hui Mwanga wa Taifa,  dont le nom swahili signifie « Lumière de la Nation »  brille de mille feux.
Un seul bémol pour le moment : les élèves s’asseyent à même le sol.

Le grand Lycée Mwanga pour filles, au cœur de la ville de Kolwezi,  a connu, à son tour, des travaux pharaoniques de réfection depuis 2009.
Le Gouverneur de Province, à la base de la réhabilitation de l’Ecole des Sœurs de Notre Dame, est venu en personne, le 22 juin 2010 célébrer la fin des travaux, et l’inauguration d’une nouvelle ère pour ce beau lycée.
De même l’EP Kanina située dans un quartier pauvre de la ville de Kolwezi pouvait jubiler si l’œuvre de construction initiée par l’ONG «Solidarity center » avait abouti.
Cette école semblable à celle du village Mwangeji, a été ciblée par l’ONG américaine  Solidarity center pour bénéficier de la construction de nouveaux bâtiments.
Malheureusement pour cette cité, les travaux de construction d’une école en matériaux durables ont été mal exécutés : certains murs se sont écroulés peu après leur construction, les travaux sont restés inachevés et Solidarity Center est parti.
La population et les élèves semblent être trahis… il faut songer à refaire l’ouvrage ou à le consolider.
Le Lycée Technique Juhudi de la Cité Manika a organisé le samedi 18 décembre 2010 une journée « Portes ouvertes » à l’intention des parents et des autorités scolaires, conformément au calendrier scolaire émis par le Ministère de l’EPSP (Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel).
        Les élèves ont présenté, explications à l’appui, leurs innombrables ouvrages pour révéler aux visiteurs leur savoir-faire : robes, jupes, blouses, etc., ont été exposées à la grande satisfaction du public.
Le Lycée Technique Juhudi et les élèves

        Le Lycée Juhudi est fondé en 1950 par les Sœurs de la Congrégation de Notre Dame. Anciennement appelé Institut Mère Alice, elle a organisé, à ses débuts, les enseignements Ménagers. Enrichi ultérieurement avec la section Professionnel de Coupe et Couture, c’est seulement en 1990 qu’il lui est ajouté le Cycle Long Technique. Jusqu’à ce jour, l’Ecole garde ses trois branches.
Aujourd’hui, le Lycée est dirigé par la Sœur Ruth Mwatsha. Le manque d’atelier de couture est l’une des difficultés qui tourmentent la SŒUR Préfet.

Les enfants de l’Ecole Gardienne « HAKIKA SAINT JACQUES » de la Cité GCM Mutoshi ont reçu la visite de Père Noël pour clôturer le premier trimestre, ce même samedi 18 décembre.  



Les enfants de HAKIKA

Cette école vient de voir le jour au mois de septembre dernier et est donc encore à ses balbutiements. Mais les enfants, joliment habillés, n’ont pas, quant à eux, balbutié. Ils ont fait preuve d’une éloquence exceptionnelle dans les récitations et les jeux. Ce qui a émerveillé et encouragé les parents de Mutoshi qui sont rassurés désormais de la bonne formation. Le nom Swahili de l’Ecole « Hakika », n’invite-t-il pas à l’assurance ! Merci Père Noël ou Saint Nicolas (à chacun de choisir) pour les cadeaux apportés aux mignons de HAKIKA.
Alain Kalenda Ket





dimanche 7 novembre 2010

La Sœur Marie-Armelle retourne en France


Monseigneur Christophe Remb Ey, Vicaire Général du Diocèse de Kolwezi a présidé l’après-midi de  ce dimanche  de la Toussaint (7 novembre 2010),  en la Cathédrale Sainte Barbe et Saint Eloi,  la messe d’au revoir à la Sœur Marie-Armelle. Elle est  une française de la Congrégation des Sœurs Chanoinesses de saint Augustin (Sœurs de Notre Dame). Outre une dizaine de prêtres qui ont concélébré, plusieurs religieuses et religieux et quelques pieux fidèles   sont venus entourer de leur affection la Sœur qui se prépare à retourner en France après 33 ans de vie missionnaire au Diocèse de Kolwezi.

Soeur Marie-Armelle dit au revoir ce 07 nov 2010

L’homélie du Vicaire Général s’est évertuée à faire ressortir, à la fois, l’importance de la sainteté dans la société humaine et la vie missionnaire de Marie-Armelle. Concernant la Société humaine, il a spécialement parlé de l’Europe, continent de la Sœur Marie-Armelle : « l’Europe a beau vouloir se débarrasser du   christianisme, mais sans tout à fait y parvenir parce que le sol européen est profondément imbibé de sang des martyrs chrétiens ». Quant à Marie-Armelle, le Vicaire Général a dit en substance qu’elle a été une vraie religieuse missionnaire  ayant mené une vie effacée mais efficace. Que donner à la Sœur qui va bientôt tirer sa révérence et qui s’est dévouée pendant tant d’années au service de notre société, Mgr Remb est revenu à l’Evangile des béatitudes, «  Nous lui donnons la première béatitude (restreinte) : un bouquet de notre pauvreté ».
Après la messe, une rencontre festive a été organisée dans la soirée  à Notre Dame des Lumières (Nyumba ya Heri). Il n’y a pas eu que le bouquet de la première béatitude comme cadeau offert à la sœur Marie-Armelle.
Un chant des consoeurs à Dada Marie-Armelle
LA SŒUR MARIE-ARMELLE GOURBIN
Elle est née à Hanoï au Vietnam le 18 novembre 1933. Elle est fille d’un officier militaire, Monsieur Henri Gourbin et de Marguerite Adam, tous français de Normandie. Elle a fait ses études primaires à l’Ecole Saint Sauveur-le-Vicompte. En 1968, elle interrompt ses études à cause d’une révolution des étudiants. Ayant repris ses études à la Légion d’Honneur en modernes, elle a obtenu son bac en maths. Elle a découvert les religieuses de Notre Dame à Saint Pierre-Eglise. En France, la Sœur a été professeur des Sciences, Géographie et maths. Elle est arrivée au Congo en août 1971 à Bagdolite, dans la Province de l’Equateur où elle a travaillé au Foyer Social et où elle assurait la catéchèse des enfants en lingala, a-t-elle précisé. C’est en août 1977 qu’elle débarque à Kolwezi. Un an après, elle est surprise par la guerre de 6 jours, opposant les rebelles Katangais au régime de Mobutu. Dans l’urne de ses souvenirs, elle se rappelle de biens d’autres événements vécus :  ‘’le massacre’’ des Etudiants de l’Université de Lubumbashi  en 1990, le pillage des villes en 1991,  l’effondrement du pont de Lualaba en 1992, les événements sanglants entre kasaïens  et Katangais (1992-1993) : ce qui a amené l’occupation de Notre Dame des Lumières (Lycée Mwanga) par les déplacés kasaïens. A ce moment-là, la Sœur Marie-Armelle était Supérieure de cette maison. Il y a aussi des événements heureux telles que les célébrations des Jubilés des sœurs de Notre Dame : 50 ans de la présence des sœurs à  Kinkondja ; 50 ans  de l’arrivée des Sœurs de Notre Dame à Kolwezi, la réhabilitation du bâtiment Mwanga par le Gouvernement Provincial du Katanga en 2009 ; puis dernièrement, le 22 et 23 octobre 2010 : célébration, au Lycée Mwanga, de 70 ans d’existence de la Congrégation Notre Dame en R. D. Congo.
RESPONSABILITES ET CHARGES
Dès son arrivée à Kolwezi, Marie-Armelle est professeur de couture et de religion au Lycée Technique Juhudi de la cité Manika. Par la suite, elle assurera la formation des religieuses et religieux à l’inter-noviciat des congrégations de Kolwezi. Elle a formé les sœurs de Notre Dame dans divers domaines : spiritualité, musique, liturgie, psaumes, couture, etc. Elle a été Mère-Vicaire en R. D. Congo pendant 6 ans, ensuite responsable de la Maison Notre Dame des Lumières (Mwanga) pendant plusieurs années, responsable au Noviciat… Au Diocèse, elle a travaillé dans quelques organisations : commission des délogés dans le conflit kasaïens-katangais, équipe de Protocole du Diocèse de Kolwezi, commission des ordination, à la Caritas diocésaine.

En entretien avec l'Editeur de Kolwezi News

De l’avis de tous, la Sœur Marie-Armelle est caractérisée par sa simplicité, son humilité, son silence dans l’accomplissement des différentes charges. Elle est une femme de relations, de dialogue et d’écoute. Sensible à la misère des autres, elle avait le cœur sur la main, comme on dit. Travailleuse inlassable, elle aime le travail bien fait. Appelée, Dada( grande sœur, en swahili) par ses consoeurs, Marie-Armelle avait  la confiance de toutes. Elle est restée, de ce fait, l’amie de tout le monde. Bon retour en France, Révérende Sœur.   Alain Kalenda Ket.  

mardi 26 octobre 2010

11 PERSONNES TUEES ET UNE TRENTAINE D’AUTRES BLESSEES



Le Ministre Provincial et Madame Le Maire assistent au culte

Le bus accidenté et éventré


La population  Kolwezienne a assité, avec émotion, ce lundi 25 octobre à l’inhumation de 11 corps des personnes victimes d’un grave accident de circulation survenu vendredi dernier à l’entrée de la ville de Kolwezi.
vue partielle des cercueils
Vendredi 22 octobre 2010, vers 8h00,  le grand bus de la compagnie FALCON ramène à toute allure à Kolwezi une soixantaine de travailleurs des entreprises MUMI (Mutanda Mining) et BAZANO. Le voyage de routine tourne au drame lorsque Falcon se heurte contre un  camion lourdement chargé de bière. Tout le flanc droit du bus est éventré,  les sièges des passagers sont à découvert : l’irréparable venait de se produire pour ces ouvriers qui revenaient du travail  de l’exploitation minière nocturne. On dénombre sur place  quelques morts, les autres vont rendre l’âme dans les hôpitaux de Mwangeji et de la Gécamines. Le bilan final est de 11 tués et plus de trente blessés. Toute la ville est alors en émoi, et les commentaires fusent de partout.
Le Maire de la ville, Madame Cime Jinga, convoque le même jour, le Conseil de Sécurité, réunissant les autorités de la ville et les responsables des Entreprises concernées par l’accident. La première chose que le Maire a demandée aux entreprises éprouvées est d’organiser d’abord des obsèques dignes pour ces travailleurs décédés au service. La suite du problème, a déclaré Madame Le Maire, serait examinée par les organes compétents (Inspection du Travail, Justice, etc.).
C’est ce lundi donc que, sous une pluie battante, Kolwezi entière vient de conduire à leurs dernières demeures les 11 corps des accidentés du vendredi. Le culte de funérailles a été célébré dans le Temple Méthodiste au Quartier Mutoshi devant une foule nombreuse et en présence du Maire de la Ville,  du Ministre Provincial des Mines, Monsieur Juvénal Kitungwa et des patrons des Entreprises MUMI et BAZANO.
Les patrons de Mumi et Bazano
Cris de détresse, larmes, évanouissements de certains membres de famille, bousculades ont marqué le début de la cérémonie lorsque, l’un après l’autre,  les cercueils sont introduits dans l’église. Le culte est présidé par le Surintendant. Différents discours funèbres ont été prononcés. Le Directeur Général de MUMI et Administrateur Technique du Groupe Bazano, Monsieur Marcel LENGE a déploré la perte brutale de ces  gens morts à la fleur de l’âge et a rassuré les familles éprouvées qu’elles ne seront pas abandonnées à leur triste sort.
La plupart des victimes étaient des jeunes gens dont l’âge varie entre 27 et 37  ans.
Ils rêvaient d’une fin de semaine paisible, mais c’est la mort qu’ils ont rencontrée sur leur route. La ville minière de Kolwezi essaie de panser ses blessures, de sécher ses larmes et d’espérer que tous ces jeunes morts et les autres anonymes que la terre engloutit régulièrement dans ses entrailles ne meurent pas pour rien. Alain Kalenda Ket


mercredi 13 octobre 2010

LE VICAIRE APOSTOLIQUE DE L’ARCHIPEL DES COMORES EN VISITE A KOLWEZI



Monseigneur  Charles Mahuza Yava, Vicaire Apostolique des Comores, a été accueilli ce samedi 09 octobre 2010 à l’aéroport national de Kolwezi.
A sa descente d’avion, devant une foule nombreuse  et en délire, Monseigneur  Charles s’est prosterné sur le sol kolwezien et l’a embrassé affectueusement.  Il était visiblement surpris par cette affluence des prêtres religieux et religieuses, fidèles anonymes, et groupes folkloriques  qui voulaient réserver un accueil chaleureux à ce fils du pays nouvellement  élevé au rang épiscopal par le Pape Benoît XVI pour le compte des Comores.  Après le bain de foule de l’aéroport, le long cortège des véhicules  a pris la direction de la ville où l’attendaient les élèves  avec en mains,  des drapelets blancs.  Chants cris, applaudissements  ont accompagné Monseigneur Charles jusqu’à l’Evêché. C’est là que Monseigneur Nestor Ngoy, Evêque de Kolwezi,  entouré de la curie diocésaine et des responsables des Congrégations,  l’a reçu à son tour et a offert un rafraîchissement au visiteur de marque. Avant de prendre son repos, l’hôte des Comores se devait de présenter ses civilités à Madame le Maire de la Ville de Kolwezi. Les deux personnalités se connaissent  de longue date.

Mgr Charles Mahuza à l'Evêché de Kolwezi

Cette journée n’était qu’un prélude à la grande célébration eucharistique qui devait s’en suivre le lendemain (dimanche 10 octobre 2010). Les chrétiens s’étaient, en effet donné rendez-vous au Domaine Marial où le Vicaire Apostolique a lu sa messe des prémices. C’était une messe de remerciements au Seigneur, à l’instar de l’Evangile de ce dimanche où parmi les dix lépreux guéris, l’un d’eux est retourné à Jésus  rendre grâce. L’action de grâce est un signe de foi (Heureuse coïncidence des lectures et de la journée festive). Pendant son homélie, Monseigneur Charles a fait voir, entre autre,  qu’il a été nommé par le Pape pour une terre où 99%  de la population sont des musulmans,  où il est interdit de convertir et où il ne s’occupe que de quelques rares étrangers. Faut-il un Evêque pour une communauté humaine comme celle-là, s’est interrogé Monseigneur Charles. Oui, a-t-il répondu lui-même, les voies du Seigneur sont insondables : c’est là qu’il est envoyé pour que progressivement l’Eglise de Jésus soit construite et grandisse. Les chrétiens des Comores, aussi minoritaires qu’ils soient, assurent une présence où la charité de Jésus-Christ reste agissante. Les Comoriens sont musulmans dès leur naissance, c’est la loi. Mais, parfois, ils viennent jeter un coup d’œil à notre culte chrétien. Y-aura-il un jour, liberté de religion aux Comores ? En tout cas, le grain est semé avec ce « Diocèse embryonnaire » dirigé par Monseigneur Charles Mahuza, dont la Devise est « vas plus loin ».  Dans son allocution à la fin de la messe, l’Evêque de Kolwezi, Monseigneur Nestor Ngoy a béni le Ciel pour les merveilles que Dieu accomplies : personne ne pouvait rêver ou programmé cet événement quelques mois auparavant, ni Monseigneur Charles, ni personne d’autre, c’est le plan de Dieu seul, a souligné l’Evêque de Kolwezi. Dieu confie Monseigneur Charles, non seulement à l’Eglise des Comores,  a poursuivi, Monseigneur Nestor, mais à l’humanité toute entière. Il a enfin énuméré les signes de la providence divine pour Monseigneur Charles : Charles Mahuza a été l’un des premiers prêtres congolais Salvatorien, il fut le premier Provincial congolais salvatorien,  premier Vicaire Apostolique des Comores, premier fils du Terroir à revêtir la pourpre épiscopale ; et dans un jeu de mots plaisant, l’Evêque de Kolwezi lance pour conclure : « Yava vas plus loin, ad multos annos  ».
Monseigneur Charles Mahuza va se rendre dans son village natal à Sandoa avant de revenir célébrer ses prémices en  la Cathédrale de Lubumbashi le 07 novembre prochain.

LE PREMIER VICAIRE APOSTOLIQUE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Le 1er mai 2010, Sa sainteté a nommé le Père Mahuza Yava comme premier Vicaire Apostolique des Comores et Mayotte (dans l’Océan Indien). L’ordination épiscopale a eu lieu le 19 juin 2010 à Moroni des mains  de Son Excellence Monseigneur Denis Wiehe, Evêque de Port-Victoria Seychelles et Président de la Conférence Episcopale de l’Océan Indien (CEDOI).
Au domaine Marial
Le P. Charles Mahuza Yava, S.D.S. est né le 29 juillet 1958 dans le territoire de Sandoa, Diocèse de Kolwezi, en République Démocratique du Congo. Il est membre de la Société du Divin Sauveur. Il a fait son noviciat en Tanzanie, Il a étudié la philosophie et la théologie à Kolwezi, au scolasticat Franciscain Bienheureux Jean XXIII. Il a prononcé sa profession perpétuelle à Kolwezi le 8 septembre 1991. Il a été ordonné prêtre à Sandoa le 8 mai 1993 par S.E. Monseigneur Songasonga. Il a exercé les charges suivantes : 1993-1994 : Vicaire paroissial  à Christ-Roi, Ntita dans le territoire de Kapanga ; 1994-1995 : études  de Spiritualité au Centre Sèvre de Paris; 1995-2000 : maître des novices à Kolwezi et ensuite à Lubumbashi ; 1997-2003 : Vicaire Provincial ; 2000-2003 : Recteur des étudiants ; 2003-2009 : Supérieur Provincial de la Vice-Province congolaise durant deux mandats successifs ; au deuxième mandat, il est plutôt Supérieur Provincial de la Province Salvatorienne d’Afrique(2006-2009) ; depuis 2010 : curé de la paroisse de Moroni (Grandes Comores). Le nouveau Vicariat Apostolique des Comores s’étend sur une zone de près de 2 033 km2, avec une population de 800 000 habitants. Il y a 6 000, catholiques répartis en 3 paroisses.  L’Administration Apostolique des Îles Comores (1975) a été confiée pour des dizaines d’années aux Frères Mineurs Capucins. En 1998, comme le personnel apostolique était moins nombreux, elle est passée à la Société du Divin Sauveur (Salvatoriens).
Le 21 juin, après l’ordination épiscopale, Mgr Charles a été reçu par le Chef de l’Etat des Comores.
Abbé Alain Kalenda Ket