lundi 3 octobre 2011

PAROISSE NOTRE DAME DE LA PAIX - MARIAPOLIS 50 ANS DEJA !

La  Paroisse Notre Dame de la Paix-Mariapolis de Kolwezi a célébré dimanche dernier 02 octobre 2011 son jubilé d’or.
La célébration eucharistique (en rite Zaïrois) qui a duré près de 4 heures, en plein air sur le terrain de basketball,  a été présidée par Monseigneur Nestor Ngoy, Evêque de Kolwezi qu’entouraient quelques prêtres. Commentant les lectures du 27e Dimanche de l’année liturgique A (Lectures du jour), Monseigneur l’Evêque a montré la nécessité pour tout chrétien de porter les fruits qu’attend le Seigneur.  Car, a-t-il déclaré, la vigne du Seigneur c’est l’Eglise, c’est la Paroisse Notre Dame de la Paix, c’est le cœur de chaque fidèle dont Dieu prend effectivement soin. Il a  fait remarquer que célébrer le jubilé est bien sûr un acte de reconnaissance à Dieu lui-même, mais c’est aussi l’occasion de lui demander pardon pour ce qu’il attendait de nous et qui n’a pas été fait.  Il a poursuivi en remettant entre les mains de notre Dieu toutes les œuvres de Notre Dame de la Paix, qui du reste, sont bien visibles. Enfin, il a conclu en implorant la bénédiction du Très-Haut sur son peuple qui doit continuer à lui consacrer son intelligence, ses mains, ses biens… pour un nouveau visage de notre paroisse et un nouveau développement… Bien avant le début de la messe, Monseigneur a consacré la nouvelle grotte mariale de Notre Dame.
Bénédiction de la nouvelle grotte mariale
à Notre Dame de la Paix
Monseigneur Nestor célèbre la messe
en rite Zaïrois



L’historique de la Paroisse a été retracé à la fin de la messe par le Curé de la Paroisse, l’Abbé Jean-Marie Cziloz. Trois grandes périodes marquent l’histoire de la Paroisse Notre Dame de Paix. La période franciscaine, la période salésienne et la période des prêtres diocésains. L’histoire que nous relatons ici est une nouvelle mouture qui intègre certains éléments et corrige certaines dates surtout à partir de la période salésienne.
La période franciscaine : Elle commence en 1959 lorsque les Pères de l’Ordre des Frères Mineurs (les Franciscains) qui étaient présents dans la Paroisse-Cathédrale ouvrirent une chapelle au Quartier industriel (Quartier Mutoshi) où vivaient de nombreux européens. En 1961, Monseigneur Victor Keuppens érigea la chapelle en paroisse Notre Dame de la Paix et le Père Vivald Vervaes fut nommé premier curé. En 1963, Père Vivald construisit l’Eglise. Il restera dans cette paroisse jusqu’en 1973, au service d’un public à majorité européen.
La période salésienne : Elle commence avec l’arrivée au Quartier Industriel de Père Gérard Blesgraaf en 1975. Il va apporter un nouveau souffle à la Paroisse. La guerre de 1978 a vu partir beaucoup d’européens et l’installation des cadres nationaux dans ce quartier.  Avec l’acquisition vers 1982 d’une nouvelle cure en étage sur le même espace que l’Eglise, Il crée MARIAPOLIS, un centre névralgique des activités de la jeunesse, il aménage la salle Cosmos.  Ces dénominations vont accompagner désormais l’histoire de la Paroisse et booster toute sa pastorale avec la naissance de nouveaux groupes et mouvements : les Bilenge, l’orchestre Youpi Chic, le karaté et le judo, le groupe des lecteurs... Avec l’arrivée de Père Christophe Kanangila en 1983 comme vicaire dominical, une nouvelle chorale française est créée, la pastorale monte en puissance :on assiste à l’affluence de nombreux fidèles à Mariapolis. La messe du samedi soir fait toujours le grand plein. C’est en 1986 que le Père Gérard est transféré à la Paroisse Cathédrale et remplacé par ses confrères salésiens. Le Père Albert  SABBE devient  curé et Mariapolis fait office en même temps de maison de formation pour jeunes salésiens, le plan de la maison conçu par le Père Gérard à l’acquisition de Mariapolis sera modifié à cette époque en créant plusieurs chambres et l’oratoire… La paroisse est divisée en 4 CEV (Communautés Ecclésiales Vivantes) qui portent les noms des couleurs : Bleue, Verte, Rose et Jaune. Au transfert de la maison de formation des salésiens à Lubumbashi, le Père André Bernard devint Curé en 1988 et il restera à Mariapolis jusqu’en 1993.
La période des prêtres diocésains : L’Abbé Georges qui était déjà vicaire dominical dans cette paroisse depuis 1989 fut nommé Curé en juin 1993. Il ouvre ainsi la période des prêtres diocésains. Une nouvelle orientation de la pastorale devait commencer. Les chrétiens apprennent timidement la prise en charge de la paroisse par eux-mêmes. L’Abbé Georges Kalenga a eu la tâche difficile d’amorcer le virage des Pères aux Abbés. Il quittait Mariapolis en juillet 1997 pour poursuivre ses études en Europe et fut remplacé le mois suivant de la même année (1997), par l’Abbé Alain Kalenda Ket.  Celui-ci va consolider la pastorale de la prise en charge de la Paroisse par les paroissiens eux-mêmes en créant le Comité de Développement, le Dispensaire et le Laboratoire médical, il fait passer le nombre des CEV de 4 à 8 CEV. C’est à cette période que l’Eglise est entrée au troisième millénaire (21e siècle). A cette occasion on a entrepris les travaux de réfection de l’Eglise : toiture, peinture… L’Abbé Alain Kalenda envoyé aux études en Communication fut remplacé en octobre 2001 par un administrateur paroissial, l’Abbé Hubert Mutombu, puis l’Abbé Marcel Ngweji Lwandanda qui était déjà vicaire paroissial du temps de l’Abbé Alain compléta la transition. C’est en 2004 que l’Abbé Jean-Marie Cziloz est nommé Curé. Mariapolis et ses chrétiens font désormais preuve de grande maturité : les travaux de développement se poursuivent avec la création d’un Centre de Santé, les travaux titanesques de construction d’une clôture autour de l’Eglise Notre Dame, la modernisation de la salle Cosmos, etc. La roue des temps tourne, au moment où nous célébrons ce jubilé d’or, un nouveau Curé est déjà nommé, l’Abbé Damien Likatenu,… on l’a oublié. C’est l’aube d’un nouveau matin pour Notre Dame de la Paix, la vigne du Seigneur.  Et la liste n’est donc point close…

Lesdanseuses de la messe
Les Curés de Notre Dame de la Paix
Au début des années 1990, la Paroisse Notre Dame de la Paix a accueilli les Sœurs Salvatoriennes comme une grâce de Dieu. Celles-ci vont s’engager dans la création d’un Complexe scolaire : Salvator, elles vont aider à la catéchèse, s’intégrer dans les groupes paroissiales des Kiros, chorales, scouts, etc.
Enfin, il convient de noter que dans l'accomplissement de leurs tâches, les prêtres (Curés et Vicaires) se sont faits assister par des Coordinateurs laïcs.
Monsieur Mutombo Mwanza,
actuel Coordinateur Paroissial laïc
La messe terminée, les invités et les paroissiens se sont rendus au Complexe scolaire Salvator pour poursuivre les festivités par le repas fraternel.
Au bout de tout ceci, comment ne pas célébrer le dynamisme des chrétiens et des prêtres de Notre Dame de la Paix, comment ne pas exécuter avec la chorale le beau chant du cinquantenaire et surtout comment ne pas faire nôtres les paroles de saint Paul : « Béni soit le Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ » Eph.1,3.  Alain Kalenda Ket                                                                                   
  

jeudi 2 juin 2011

JEC 2011 : LE LYCEE UMOJA A ABRITE LES CELEBRATIONS DE LA JOURNEE DE L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE

Monseigneur Nestor Ngoy Katahwa, Evêque du Diocèse de Kolwezi a conféré à la messe du  samedi 21 mai 2011,  le sacrement de confirmation à plus de 70 jeunes élèves des écoles secondaires catholiques de la ville de Kolwezi.

C’était dans le cadre des célébrations annuelles  de la Journée de l’Enseignement Catholique dont les différentes manifestations se sont déroulées entièrement  au Lycée Umoja. Auparavant, dans la même célébration eucharistique, l’Evêque avait mandaté le Coordinateur Diocésain des Ecoles Catholiques, l’Abbé Alain Kalenda Ket, d’administrer le sacrement de baptême à ceux-là qui s’y étaient préparés tout au long de l’année  scolaire. Le Lycée Umoja, envahi par les « bleu et blanc », les enseignants et autres anonymes  fidèles chrétiens,  vivait donc, ce jour, l’air de la fête : une messe joyeuse comme on en connait au Congo avec au menu, le cortège des fillettes danseuses, une chorale dopée par une sainte allégresse, un public éminemment réceptif, un autel exceptionnel par le fait de la présence de Monseigneur l’Evêque entouré par  des prêtres… Bref c’est la JEC avec sa note particulière de solennité grandiose que les enseignants lui reconnaissent. Monseigneur l’Evêque a commenté l’Evangile du 5è dimanche où Jésus déclare qu’il est le chemin, la Vérité et la Vie.
L’après-midi  a été consacré au défilé de toutes les  écoles catholiques maternelles, primaires et secondaires. C’est pendant cette deuxième étape de la journée que les autorités urbaines sont venues  rejoindre les écoles en fête.

Elles sont accueillies par Mgr l’Evêque dans la tribune de fortune implantée le long de la chapelle du Lycée Umoja : il s’agit notamment du Maire-Adjoint de la ville de Kolwezi, du Bourgmestre de la Commune de Dilala et du commandant de la Police. La fanfare YAMBESHI de la Gécamines a ouvert le défilé promettant d’agrémenter sans défaillir la marche des élèves qui s’impatientaient déjà depuis quelques minutes.

Toutes les écoles sont ainsi passées devant la tribune avec un drapeau et une pancarte signalant  leurs identités. C’est par un verre pris au réfectoire des internes -filles que la journée du samedi s’est terminée.  Le lendemain dimanche 22 mai, les enseignants et professeurs ont partagé le repas de famille en plein air dans la cour de l’internat du Lycée. Les lampions se sont éteints vers les 20 heures de cette journée dominicale,  en nous fixant rendez-vous pour la JEC de l’année 2012, inch’Allah.

Arrivée du Maire-Adjoint.
Ici avant son installation à la tribune







 Alain Kalenda Ket



La chorale
 

jeudi 12 mai 2011

LES JEUNES CATHOLIQUES DE KOLWEZI CELEBRENT LEUR PAQUES


           C’est ce dimanche 08 mai 2011 que les jeunes catholiques de la ville de Kolwezi se sont retrouvés à l’Institut Technique de Mutoshi pour leur messe de pâques en plein air. Ils venaient, plein d’enthousiasme, de toutes les paroisses.
Tout a commencé par un rassemblement de tous les jeunes au Square Dilolo (ancienne Place Malu). Vers 9h00, le Pèlerinage est lancé où les jeunes, chargés des victuailles portées dans des paniers ou des sacs, marchaient en priant et en chantant. Ils ont,  de cette façon-là, parcouru les quelques kilomètres  séparant la ville de Kolwezi de l’Institut Technique de Mutoshi pour ensuite envahir les gradins du Petit Théâtre de Verdure de l’Internat.


La célébration eucharistique a été présidée par l’Abbé Jean-Marie Ntamb a Cziloz, Doyen de la circonscription ecclésiastique de la ville de Kolwezi, accompagné par l’Abbé Alain Kalenda Ket, Aumônier des jeunes. Des religieuses et religieux des congrégations sont venus nombreux partager la joie pascale des jeunes dans cet Institut des techniciens.
Le président de la célébration a commenté l’évangile dit des disciples d’Emmaüs. Il a fait ressortir l’aspect de l’espérance qui est né sur le visage des disciples à la rencontre du Ressuscité.  C’est cette joie-là qui doit caractériser les jeunes partout où ils se retrouvent, même si ils sont dénigrés, injuriés au nom de Jésus-Christ,  a-t-il souligné. Auparavant, il avait pris le soin de saluer l’assemblée au nom de l’Evêque Diocésain qui avait souhaité être présent parmi les jeunes mais qui se trouvait en déplacement dans une paroisse à une centaine de kilomètres de Kolwezi.
Dans la fraternité, dans l’amitié et emportés par une sainte joie, les jeunes ont loué le Seigneur tout au long de la messe animée chaudement par la chorale des jeunes de la Paroisse de Saint Jaques-Mutoshi.  La cour interne de l’Institut Technique, avec ses beaux bâtiments, ses hauts arbres donnant un ombrage frais, sa pelouse,… se prête bien à accueillir des jeunes en grand nombre. On se croirait dans un parc. Rien alors ne pouvait empêcher les jeunes fidèles catholiques de partager leurs frugales nourritures sur l’herbe grasse et sous l’ombre des eucalyptus, des manguiers et autres sapins, pins ou flamboyants. La joie pouvait éclater. Ils vivaient déjà, à leur façon à eux, ce que ni le monde, ni leurs parents, ni personne d’autre ne pouvaient leur offrir :un voyage à Madrid en août pour les JMJ 2011. Ils ont pensé aussi à Jean-Paul II qui venait d’être béatifié à Rome le dimanche précédent.
Avant de rentrer chacun chez soi, quelques discours, notamment celui du Maire-Adjoint, appelé affectueusement parrain des jeunes catholiques ; quelques communiqués, quelques recommandations de l’Abbé Aumônier et surtout un beau chant où, les jeunes, l’Abbé Doyen, le Maire-Adjoint, l’Abbé aumônier, les religieuses et religieux bras entrelacés, ont loué avec exubérance le Christ ressuscité. Un seul regret : c’était vite fini.                     Alain Kalenda Ket

samedi 16 avril 2011

LE CHEMIN DE LA CROIX DES MAMANS CATHOLIQUES DE KOLWEZI

Plus d’un millier des mamans catholiques des paroisses de Kolwezi ont vécu leur chemin de la croix ce samedi 16 avril 2011.
            Une semaine avant Pâques et quelques jours avant la semaine sainte et le Triduum pascal, les mamans catholiques font monter la pression de la piété pascale : on a vécu déjà ce samedi avant les Rameaux, l’air de la passion de Notre Seigneur Jésus-Christ avec ce lourd et long chemin de la croix. De la cathédrale au Domaine Marial, près de 5 Km de prières et de litanies réparties sur les 14 stations du Chemin de la Croix.
            Avant la célébration eucharistique qui devait commencer après 3 heures de marche, Maman Eugénie Ndala, Présidente des Mamans Catholiques du Diocèse de Kolwezi a pris la parole pour donner le sens de ce chemin de la croix : « Au Congo, tout comme partout en Afrique, la puissance de feu couve. Nous vivons sous la menace constante des guerres. Nous devons nous confier à notre Mère du ciel et à son fils Jésus-Christ pour demander la paix, spécialement pour notre pays. Car, seuls, nous ne pouvons rien faire ». La messe a été présidée par Monseigneur l’Evêque de Kolwezi.


Les mamans Catholiques devant la Cathedrale, avant la marche

La colonne monte vers le Domaine Marial

            L’affluence des mamans à ce chemin de la croix montre suffisamment leur degré de foi. Certaines nous ont confié qu’elles se sentaient bien malades au départ. Mais effectuer cette marche constituait pour elles une façon de prendre part à la souffrance du Christ pour la rémission de leurs péchés. D’autres ont insisté sur l’occasion favorable pour présenter à Dieu leurs besoins ou leurs souffrances. D’autres encore voulaient manifester par cette démarche une façon de s’unir intimement à la souffrance de l’humanité et de prier pour elle.
            Nous avons effectivement mesuré l’intensité de la foi de ces mamans en les voyant exécuter chacun de leurs gestes ou en écoutant chacune de leurs paroles.
            Géographiquement,    la marche vers le Domaine Marial est littéralement une montée. Et quand les mamans l’exécutent avec une lourde croix sur les épaules, on comprend qu’il s’agit de vivre la passion du Christ et non pas seulement de l’écouter lire dans les évangiles.
            Notez que le groupe qu’on appelle « Mamans Catholiques » est un mouvement d’action catholique disséminé à travers toute la République Démocratique du Congo. Il a été créé par feu le Cardinal Joseph Malula. Aujourd’hui ces mamans se distinguent par leurs œuvres de charité.
Alain Kalenda Ket

mercredi 13 avril 2011

UNE TRIBUNE D’EXPRESSION POPULAIRE SUR L’EXPLOITATION MINIERE A KOLWEZI

« Les populations de Kolwezi sont livrées à la mort dans l’exploitation irrationnelle des minerais », c’est ce qu’a déclaré l’Evêque de Kolwezi, Mgr Nestor Ngoy Katahwa,  en prenant la parole ce dimanche 10 avril 2011 à la Tribune d’Expression populaire.
Organisée par la CERN (Commission Episcopale pour les Ressources Naturelles), la Tribune d’Expression Populaire a réuni au Cercle Familial Forum (CFF)de Kolwezi,  plusieurs personnalités de l’élite intellectuelle de cette ville pour débattre sur l’impact de l’exploitation minière.

D’entrée de jeu, la CERN a lu la question centrale du débat : « L’exploitation minière industrielle et artisanale a-t-elle des effets positifs ou négatifs pour la ville de Kolwezi ? » Les participants ne se sont pas fait prier pour tout de suite donner leurs points de vue. Chiffres à l’appui, on a démontré l’ampleur de l’exploitation minière ces dernières années. Mais une exploitation sans vrai impact positif ; car,  apparemment, ni le pays, ni la ville de Kolwezi ne bénéficient réellement des exportations des minerais. Le code minier est mis en cause. Et, des comparaisons ont été faites entre l’exploitation des colons belges et celle de nouveaux « prédateurs » du 21e siècle : on se rend compte que les Belges jadis ont tout de même construit des infrastructures, des villes, des vraies routes, des écoles, des hôpitaux. La plupart des bâtiments publics que nous connaissons aujourd’hui, sont l’héritage de l’époque coloniale. Par contre ce dont nous sommes gratifiés par les exploitants actuels sont des rafistolages  d’écoles ou hôpitaux : l’exemple du village Kawama où pullulent des populations venant de toute la République du Congo est très saisissant. Ces gens vivent dans des bâches ou à la belle étoile, dans des conditions hygiéniques et sanitaires déplorables. Les creuseurs artisanaux sont roulés par des négociants sans scrupule qui n’hésitent pas à fausser les balances et à déclarer des teneurs moindres pour des minerais qu’ils revendront très chers. C’est ici où un intervenant a relevé ce qu’il a dénommé les piliers du mal, à savoir 1°l’Etat qui ne protège pas les exploitants artisanaux, ballotés au gré des intérêts étrangers ; 2°les lobbies des puissances étrangères fortement organisées au détriment du petit peuple, etc. Kolwezi est en paix, dit-on, a renchéri un autre intervenant : C’est parce que  les jeunes gens ont un semblant d’occupation à Kawama où ils creusent les minerais. Mais, a-t-il souligné à l’intention de l’Evêque, ils ne sont pas dupes, Kawama reste une bombe à retardement, c’est un espace de bouillonnement des mentalités hétéroclites, l’Eglise doit y prendre garde, a-t-il prévenu, comme si c’est finalement l’Eglise qui serait plus apte à veiller sur la sécurité des populations.

Des participants à la tribune d'expression populaire

            Les participants à cette Tribune populaire, qui n’ont pas tari de verve toute cette après-midi dominicale, ont de plusieurs manières, déploré l’exploitation irrationnelle de nos minerais. Ils ont demandé une nouvelle façon de s’organiser pour que Kolwezi, ville dénommée poumon économique de la RD Congo ne soit pas toujours ce parent pauvre qui construit Kinshasa et/ou bien d’autres villes au Congo et à l’étranger. A la manière de Dubaï, Kolwezi doit être construite grâce à ses minerais.
Le Bourgmestre de la Commune de Dilala (où est situé le quartier des affaires de Kolwezi) qui prenait part à ces échanges a félicité les organisateurs de ce débat et a souhaité que cela se fasse aussi à l’intention des masses villageoises qui environnent Kolwezi.
Le répondant de la CERN, Monsieur l’Abbé Marcel Ngweji a, quant à lui, rappelé un des objectifs immédiats de l’organisation de cette journée, à savoir, préparer une conférence internationale qui aura lieu au Canada ce mois d’avril 2011 sur le thème : Les investissements miniers et le développement de l’Afrique ; Bilan actuel et perspectives d’avenir. Cette conférence offrirait un cadre de dialogue multi acteurs et aurait pour objectifs de :
-          Cerner la problématique de l’exploitation minière en Afrique ;
-          Évaluer la situation réelle sur le terrain, les forces ainsi que les limites des initiatives des uns et des autres ;
-          Dégager les perspectives de collaboration entre les parties prenantes (Gouvernement-Opérateurs  miniers-Communautés  locales,etc.) en vue d’identifier les pistes de solution pour le développement effectif et durable.
C’est pourquoi, la Tribune d’Expression Populaire se devait de contribuer à l’actualisation des données et à l’élaboration des stratégies relatives à deux thèmes ciblés, à savoir :
-          Domaine minier et développement durable ;
-          Activités minières et amélioration du bien-être de la population.
A cette conférence internationale du Canada, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), à travers sa Commission ad hoc pour les Ressources Naturelles (CERN/CENCO), est invitée à présenter une communication  sur l’impact des projets miniers en République Démocratique du Congo, cas du Katanga. Cette présentation devra être fondée sur des données actualisées issues d’une enquête et de Tribune d’expression populaire à mener sur le terrain.
Le Responsable de la CERN a regretté du fait qu’à Lubumbashi, à Kipushi, à Kilwakasenga, les Observatoires pour les Ressources Naturelles ont reçu l’autorisation des autorités administratives pour organiser l’enquête dans les différentes entreprises, tel n’est pas le cas pour Kolwezi.
Un autre rendez-vous est fixé par la CERN où elle aura à échanger, cette fois-ci, avec les masses laborieuses. Tout le monde a souhaité que des rencontres de ce genre soient régulièrement organisées afin d’amener les différents acteurs à construire réellement Kolwezi.
Alain Kalenda Ket